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since 1931

Aviation populaire

L’aviation Populaire des années 30′

Une filiation qui perdure…

Une exception française unique au monde

 


L’Aviation Populaire est liée au régime du Front Populaire, qui préside aux destinées de la France en 1936. Cette période est marquée par de grandes avancées sociales comme les congés payés, la réduction du temps de travail, et les nationalisations.

C’est le Front Populaire qui fut à l’origine de l’aviation Populaire » , grâce à la détermination de son Ministre de l’Air, Pierre Cot qui a écrit une des plus belle page de notre histoire aéronautique.

Dans la continuation du crack boursier de 1929, l’aviation était loin des préoccupations des Français des années 30. L’aviation était alors réservée à une élite.

Pierre Cot, avec l’aide du Ministre de l’Éducation Nationale de l’époque Jean Zay, présenta un programme visant à diffuser l’aviation auprès du plus grand nombre.

En filigrane, tout le monde avait bien compris les réels enjeux qui se cachaient derrière le projet de Cot et Zay: Devant la montée en puissance des dictatures en Europe(Allemagne, Espagne, Italie) les dirigeants du Front Populaire savaient que l’Armée de l’Air ne serait jamais prête en nombre suffisant de pilotes pour faire face à un conflit armé. 

Pour tous, il devenait urgent de recruter et former de futurs aviateurs capables le cas échéant de former l’ossature même d’une riposte aérienne.

Si Jean Zay fut le responsable organique de la mise en place de l’Aviation Populaire, c’est vraiment Pierre Cot qui en fut le père fondateur.

Il comptait s’appuyer sur un réseau d’aéroclubs qu’il a fortement contribué à développer…

Ainsi en 1932, il n’existe que 90 aéroclubs en France (dont l’Aéroclub de l’Oise à Compiègne). Ils sont 324 en 1937, fréquentés par un échantillon social plus large.

Si l’accueil de l’aviation populaire fut unanime et enthousiaste, dans la pratique, ce fut un peu plus chaotique principalement en raison du manque de moyens humains et matériels. Les jeunes qui rejoignaient les SAP (Sections d’Aviation Populaires) étaient titulaires au minimum du certificat d’étude primaire, et leurs cours de pilotage étaient payés par l’Etat. Cet afflux nouveau se heurte cependant à l’absence de moniteurs supplémentaires et au manque d’avions école. Les instructeurs des clubs doivent parfois choisir entre les élèves habituels et ceux des SAP.

Avec son moteur de 40 chevaux et sa masse maxi de 400kg le Farman F-455 fait office d’ULM de l’Aviation Populaire.

 

 

Le programme était officiellement lancé, il allait connaître un succès immédiat dû au fait que le brevet d’aviateur était pratiquement pris en charge par l’État.

Cependant, fin 1936 les SAP n’avaient formé que 130 nouveaux aviateurs. Une goutte d’eau vis à vis des besoins de l’époque.

 

 

 

Le Caudron C.275 Luciole fourni à 444 exemplaires pour les SAP.

 

Mais Pierre Cot est tenace et ce projet lui tient personnellement à cœur… Les avionneurs, récemment nationalisés, reçoivent des commandes pour produire et fournir des avions légers en quantité. Malheureusement les avions d’entrainement commandés arrivent au compte goutte! Car, même nationalisés, les constructeurs n’ont toujours pas investi dans des lignes de production modernes. C’est pour cette raison que le gouvernement dut passer commande à des constructeurs étrangers comme De Havilland (DH 80) au Royaume-Uni ou Nardi en Italie. Ainsi, plus de 1100 appareils furent livrés aux SAP, mais ce sont pour certains des appareils déclassés fournis par l’armée. Avec près de 500 appareils, Caudron est de loin le plus gros fournisseur d’appareil école pour l’Aviation Populaire.

Finalement lorsque la France entre en guerre en 1939, l’Aviation Populaire a formé plusieurs milliers de nouveaux aviateurs. Le rapporteur du budget de l’air signale que 3500 élèves ont passé leur brevet de tourisme 1er degré et 1250 le 2ème degré grâce à l’Aviation Populaire.

A cette époque, il faut 18 mois pour transformer un pilote de chasse et les écoles de l’armée n’ont pas prévu de moyen supplémentaires pour former ces candidats qui pour la plupart n’auront pas le temps de finir leur cursus avant l’armistice du 22 juin 1940.

Aujourd’hui encore nous voyons une partie des résultats de l’Aviation Populaire, ne serait ce que dans la multiplication des aéroclubs de types associatifs qui se sont développés grâce aux SAP.

C’est une situation unique au monde où partout ailleurs, la formation des pilotes privés est assurée par des écoles à structures commerciales, et donc plus onéreuses.

Notre aviation de tourisme aujourd’hui est en grande partie l’héritière du programme de Pierre Cot et Jean Zay

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-Aérodrome ouvert à la CAP

-Radio: auto info:122.300Mhz

-ALT: 316ft (11 hPa)

-DEC: 2° en 2008 -8′ par an

-Taxe: néant
-Activité planeur et ULM
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Adresse:

2085 avenue Octave Butin

Tél: 03 44 83 32 12

Fax: 03 44 83 72 16

Website: http://www.accm60.com

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Cet espace est mis à la disposition des membres de l’aéroclub qui peuvent effectuer ici la réservation d’un avion en solo ou en double commande avec un instructeur.

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